Le Gouvernement déploie des efforts pour assister les victimes
La Ministre de la culture et de la Communication, Marie Laurence J. Lasègue, venue rencontrer l’émissaire de l’ONU pour Haïti, hier lundi, Bill Clinton, a déclaré lors d’une conférence de presse donnée en la circonstance, que « la situation est extrêmement difficile mais le gouvernement la contrôle ».Le gouvernement travaille à préparer un accueil pour les gens. Une importante équipe de médecins venus de pays divers travaillent à l’hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti (HUEH) pour apporter des soins médicaux aux gens », a fait savoir la Ministre.Les médecins du plus Grand Centre hospitalier du pays ont demandé au gouvernement de l’électricité, des médicaments et des repas pour pouvoir travailler au delà de 12 heures par jour.Le Premier Ministre Jean Max Bellerive a promis d’y répondre et de désigner un chargé d’affaire à l’HUEH.En compagnie de la délégation gouvernementale, Bill Clinton s’est déclaré inquiet de la situation qui prévaut dans le pays où la majorité des gens n’ont rien encore reçu.Dans le cadre de l’action gouvernementale urgemment déclenchée, les magistrats des villes où se ruent les victimes du séisme sont appelés à développer des actions de solidarité de concert avec la population. Ils seront munis de l’aide humanitaire (kits sanitaires, alimentaires, tentes…) pour recevoir les victimes en fuite.Les fonctionnaires de l’Etat, eux, sont invités à remettre les véhicules à l’Etat haïtien alors que Miragoane et Léogane sont déjà assistés, outre la route fissurée de Jacmel que l’équipe du CNE réhab.







Les lendemains du séisme mettent la population à rude épreuve.
Les conséquences du séisme de 12 janvier donnent lieu à des phénomènes spécifiques ou intensifient des activités dangereuses à Port-au-Prince.D’abord, comme des mouches, des dizaines de familles fuient la capitale craignant d’être frappées par des épidémies.Certains d’entre eux n’y réussissent pas à leurs propres frais.Au Champ-De-Mars, par exemple, des propriétaires volontaires leur facilitent la tache en mettant leur bus à la disposition de ceux qui sont originaires du Cap Haïtien et des Cayes ou de Jérémie.Les fugitifs laissent derrière eux leurs maisons plus ou moins remplies d’objets précieux ou de matériels utiles tels : ventilateurs, réfrigérateurs, pompes, chaises, télévisions, lits, buffet… Ils sont obligés de partir, mais des évadés du Pénitencier national joints par des gens désespérés profitent de la situation pour piller leurs maisons.Les magasins et les dépôts de produits alimentaires ne sont épargnés. Les pillards s’emparent de tout : qu’il s’agisse de boisson, de nourriture ou de chaussures, des vêtements. Ils opèrent sur les décombres notamment au Centre Ville en toute quiétude. Nombre d’entre eux liquident à vil prix les produits dont ils n’ont pas besoin.Face à cette situation, des propriétaires de magasins chargent des personnes de vider leurs entreprises pour ne pas tout perdre. Mais la tentative se heurte à la colère des pillards pour la plupart munis d’armes blanches. Les policiers, en dépit de leurs interventions n’arrivent pas à freiner les pillages qui peuvent se poursuivre même cette nuit.Avec le déploiement des GI’s et des nouveaux casques bleus ainsi que la réorganisation de la PNH, ces scènes de pillage pourraient s’arrêter.

















Pour maintenant, pour nos morts, pour Haïti et pour l’avenir.
L’un des responsables du Mouvement WOZO, Garaudy Laguerre, a présenté ses sympathies au peuple haïtien, toutes couches confondues, dans une note de presse.« Leur mort spectaculaire et catastrophique restera à jamais gravée dans notre mémoire. Notre peine sera pendant longtemps inconsolable », écrit Garaudy Laguerre pourtant fier de constater que la réponse à cette catastrophe a été pareille tant en Haïti qu’au niveau de la diaspora haitienne où une chaine de solidarité et d’entre-aide sans précédent est constatée. Celle-ci est suivie avec célérité par la communauté internationale que WOZO remercie chaleureusement.Pour l’heure, WOZO appelle à une assistance immédiate en nourriture, eau et premiers soins de santé à la population notamment aux groupes les plus vulnérables, les femmes et les enfants en attendant que l’aide et la solidarité internationale, indispensables, se concrétisent sur le terrain.« Les aides affluent. Il est impératif que l’ordre et la discipline règnent pour le bon processus de distributions aux victimes. De grâce, évitons le désordre, le gaspillage et le vandalisme », implore WOZO.Le Mouvement voit dans cette catastrophe jeter les semences d’une possible reconstruction d’une Haïti nouvelle avec une autre vision, un autre leadership. « Cette catastrophe est pénible, mais la situation d’urgence une fois maitrisée, il y aura une immensité de taches et de défis qui nous attendent…nous devons prendre en charge notre destin collectif, au moment où nous sommes le plus faible »